ARTICLE

Pour aller plus loin

Partager

FacebookTwitterLinkedInPinterestEmail

L’immunité innée entraînée, un concept novateur !

Qu’est-ce que l’immunité entraînée ?

Système immunitaire et mémoire

La mémoire immunitaire est un mécanisme par lequel nos cellules de défense peuvent reconnaître et détruire très rapidement un agent extérieur qu’elles ont déjà rencontré auparavant et mis en mémoire. On pensait jusqu’à présent que les lymphocytes, cellules spécifiques de l’immunité adaptative, étaient les seuls bénéficiaires de cette capacité de mémoire et donc d’adaptation. L’autre volet de nos systèmes de défense, l’immunité innée, était en théorie incapable de mémoriser un agresseur pour mieux le combattre ultérieurement…

Mais nous nous serions trompés ! De nombreuses études scientifiques ont mis en lumière des capacités d’adaptation des cellules de l’immunité innée : certains de ces cellules présentent une certaine forme de mémoire que l’on appelle immunité entraînée, ou mémoire immunitaire innée.

Immunité innée versus immunité adaptative, pas très clair pour vous ? Pas de panique, on reprend les bases ici !

L’immunité entrainée

L'immunité entraînée est la modification des cellules du système immunitaire inné qui induit la « mémorisation » d'un agent pathogène. A l’inverse de la mémoire immunitaire classique adaptative, l’immunité entraînée ne développe pas d’anticorps en préparation d'un deuxième contact avec cet agent. Les cellules de l’immunité innée sont simplement « entraînées » et rendues plus efficaces. Cet entraînement passe par des modifications épigénétiques, c’est-à-dire des modifications dans le mode d’expression des gènes portés par l’ADN.

Le système immunitaire serait donc comme l’organisme d’un sportif : plus on le stimule, plus il apprend à combattre et plus il devient performant !

 

Mécanisme de l’immunité entraînée

Comment entraîner son immunité innée ?

L’immunité entraînée est déclenchée par différents stimuli : expositions à certains vaccins, infections répétées avec exposition à certains composants ou métabolites microbiens…

Un exemple intéressant de composé activateur est le bêta-glucane. Les bêta-glucanes sont des polysaccharides particulièrement présents dans les parois cellulaires de micro-organismes. On leur attribue de nombreuses propriétés pour la santé, notamment des propriétés immunostimulantes. On a ainsi récemment découvert que ces bêta-glucanes sont reconnus par le système immunitaire inné et activent l’immunité entraînée.

On retrouve les bêta-glucanes dans :

  • les parois des levures telles que la levure de boulanger
  • le son des céréales (avoine, orge, seigle…)
  • les algues
  • les champignons, et notamment les champignons dits médicinaux tels que le reishi, le shiitake ou le maïtake (champignons de la pharmacopée asiatique). 
Ce contenu vous a intéressé, notez-le :
18

Une QUESTION ? un commentaire ? N’hésitez pas

Profile picture for user Lefèvre
Daniel LEUS Lundi 20 décembre 2021

Enfin une publication sur le sujet qui semble me convenir.
Une seule question qui en vaut beaucoup :
Quid des personnes immunodépressifs pour quelque raison que ce soit : inné, suite à une pathologie, un traitement (dont le cancer...)...
Nous sommes tous tellement inégaux face à tout cela.
J ai connu des grands sportifs dcd d une crise cardiaque, des "bio" convaincus dcd d un cancer, (pour ne citer que ceux-là), etc...
Tout comme des "je profite de n'importe quelle crasse sans aucune précaution" qui sont passés à travers tout...

Conseillère Pe… Lundi 20 décembre 2021

Pour répondre à votre remarque nous sommes en effet tous inégaux. La cause ? notre génétique et notre terrain dans un second temps.
Une personne peut consommer des produits bio toute sa vie, ne pas fumer, mais pourtant développer un cancer. Le cancer n’est pas le résultat d’un fait isolé, mais il résulte des différents facteurs pouvant se cumuler. Malgré une hygiène de vie correcte, il se peut que cette personne ai une prédisposition génétique et/ou soit sujette à un stress chronique et/ou qu’elle présente un déséquilibre intestinal et/ou des fonctions de détoxification insuffisantes… qui ont pu favoriser le développement du cancer.
Il en va de même pour un sportif qui fait une crise cardiaque. La pratique sportive intense génère des radicaux libres, qui, insuffisamment neutralisés par nos défenses antioxydantes peuvent à terme fragiliser nos cellules, nos tissus et nos organes. D’où l’importance de soutenir de l’organisme.

Profile picture for user Lefèvre
Godineau Lundi 20 décembre 2021

Lorsque l’on a hashimoto peut-on prendre de l’echinace ?
Un Nathuropathe m’avait dit que ça aggravait la maladie Merci pour votre réponse

Conseillère Pe… Lundi 20 décembre 2021

L’échinacée est une plante dite immunostimulante, ce qui signifie qu’elle a la particularité de stimuler le système immunitaire.
Or, la maladie d’Hashimoto est une maladie auto-immune qui touche la thyroïde. Aussi la prise d’échinacée nécessite l’accord préalable d’un professionnel de santé car, en stimulant le système immunitaire, elle peut potentiellement majorer les problématiques thyroïdiennes.

À consulter

Ce contenu vous a intéressé, notez-le :
11
Ce contenu vous a intéressé, notez-le :
6
Ce contenu vous a intéressé, notez-le :
13
Ce contenu vous a intéressé, notez-le :
20
Ce contenu vous a intéressé, notez-le :
39