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Allergies : il n’y a pas d’âge pour en souffrir

Les seniors concernés aussi par l’allergie.

1 Français sur 4

Un Français sur quatre souffre aujourd’hui d’allergie respiratoire et on estime qu’en 2050 la moitié de la population mondiale pourrait être affectée par au moins un type d’allergie. Les seniors ne sont pas à l’abri de faire partie de ces statistiques !

Diverses études révèlent en effet que de plus en plus d’allergies ne se déclarent pas seulement durant l’enfance ou l’adolescence, mais aussi à l’âge adulte, et qu’une allergie peut même se manifester après 60 ans, voire bien plus tard. L’idée que le système immunitaire est moins performant en vieillissant et que les seniors sont épargnés par les allergies est donc battue en brèche.

La retraite, une période sensible

Le dérèglement immunitaire qui caractérise l’allergie (la réaction excessive de l’organisme face à ces allergènes que sont les pollens, la salive et les poils d'animaux, les moisissures, les acariens…) provoque donc de nombreux symptômes tout aussi gênants à un âge avancé que durant les jeunes années : rhinite, conjonctivite, asthme, eczéma, fatigue, etc.

Les changements de vie intervenant à la retraite sont en général la cause de ces allergies tardives : un nouveau lieu de villégiature, au contact d’un climat et de pollens différents, en particulier ceux de l’ambroisie et des cyprès dans le sud de la France ; la fréquentation d’un animal domestique (chat, cheval…) ; ou encore le début d’une nouvelle activité, comme le golf ou le jardinage, qui fait côtoyer moult allergènes. 

Fruits et légumes sont-ils allergènes ?

Un diagnostic posé tardivement

En raison d’une prédisposition génétique restée dormante pendant des dizaines d’années, la personne sexagénaire se trouve alors confrontée à un contexte dans lequel son seuil de tolérance aux allergènes se trouve dépassé. Cette allergie nouvelle peut se trouver favorisée ou amplifiée par la fatigue et/ou le stress, ces maux de l’avancée en âge, ainsi que par l’utilisation, au domicile, de produits allergisants (désodorisants, parfums d’ambiance, huiles essentielles, etc.).

Malheureusement de nombreux seniors allergiques ne sont pas diagnostiqués et donc pas soignés, parce qu’ils attribuent souvent leur rhinite allergique à un banal rhume qui dure, leur toux asthmatique à une bronchite chronique ou à l’effet d’un médicament anti-hypertenseur (un inhibiteur de l'enzyme de conversion) et leur gêne respiratoire à un essoufflement d'origine cardiaque. Il ne faut donc pas hésiter, face à ce genre de symptôme répétitif, à en parler au médecin traitant qui pourra orienter vers un allergologue en vue d’effectuer une batterie de tests et de se faire prescrire un traitement adéquat.

Pour en savoir plus sur les allergies, consultez le site de l’Association Asthme & Allergies : asthme-allergies.org

Jacques Huguenin

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