ARTICLE
L’inflammation, une réaction naturelle de défense face à une agression

L'essentiel

Partager

FacebookTwitterLinkedInPinterestEmail

L’inflammation, réaction naturelle de défense

A quoi sert la réaction inflammatoire ?

Qu’est-ce qui cause une inflammation ?

Plaie, brûlure, bouton, maux de gorge… Tout le monde connaît le mécanisme de l’inflammation à travers ces petits bobos. Mais à quoi sert réellement cette réaction ?

L’inflammation est en fait un mécanisme de défense, donc utile à l’organisme. Elle survient lorsque le corps est agressé :

  • Lors d’une infection, lorsqu’une bactérie ou un virus pénètre dans l’organisme : infections ORL et maux de gorge, méningite…
  • En cas de lésion de la peau ou des muqueuses : plaie, irritation, écharde, bouton d’acné…
  • Par une agression endogène : déchirure musculaire, fracture osseuse, stress oxydatif, présence de cellules cancéreuses…
  • En cas d’usure mécanique : fatigue musculaire, troubles articulaires…
  • À cause de stimuli externes : chaleur et brûlures…
  • À cause de stimuli chimiques : produits irritants pour la peau, les yeux, les voies respiratoires, aliments irritants pour l’appareil digestif… 
  • En réponse à une réaction anormale du système immunitaire face à des substances normalement inoffensives (allergies)
  • En conséquence d’une maladie auto-immune, lorsque le système immunitaire se retourne anormalement contre des molécules ou cellules endogènes (maladie de Crohn, polyarthrite rhumatoïde…), la réaction inflammatoire peut alors devenir chronique.

Le mécanisme de l’inflammation

L’objectif de l’inflammation : détruire l’agresseur et limiter les dommages en réparant les tissus lésés.

Rougeur, gonflement, chaleur, douleur, sont les signes qu’une réaction inflammatoire est en cours. Vous pouvez particulièrement l’observer au niveau de la peau, quelques minutes après une lésion.

Lorsqu’une lésion se crée, le système immunitaire, toujours à l’affût, détecte l’agression et réagit en envoyant des cellules de défense qui circulent en permanence dans le sang.

Plus précisément, la réponse inflammatoire se déroule en 3 étapes :

  • Une étape d’initiation vasculaire : les vaisseaux sanguins se dilatent et gonflent (on parle de vasodilatation) sous l’influence de médiateurs chimiques. Ainsi, le flux sanguin augmente dans le but d’accélérer l’arrivée de cellules immunitaires sur la zone lésée. Cet afflux de sang provoque localement chaleur et rougeur. Ces cellules immunitaires, en particulier des leucocytes et macrophages, sortent de la circulation sanguine en traversant la paroi endothéliale des vaisseaux : c’est la diapédèse. Cette sortie de plasma, riche en cellules et molécules de défense et de réparation, provoque un œdème (gonflement) et des douleurs par la compression de terminaisons nerveuses situées alentour. 
  • Une étape d’amplification cellulaire : les cellules immunitaires, recrutées en masse, s’activent pour éliminer l’agresseur. 
  • Une étape de résolution : une fois l’agression maîtrisée, la réaction inflammatoire doit être stoppée. En effet, une réaction inflammatoire non contrôlée et durable peut être néfaste pour les tissus. La résolution passe par la sécrétion de molécules anti-inflammatoires et l’action de cellules et médiateurs impliqués dans la réparation tissulaire. Les débris cellulaires sont éliminés et la réparation peut commencer.

Ce type d’inflammation est qualifié d’inflammation aigüe. Si elle n’est pas contrôlée, l’inflammation peut devenir chronique et pathologique.

Ce contenu vous a intéressé, notez-le :
3

Une QUESTION ? un commentaire ? N’hésitez pas

À consulter

Ce contenu vous a intéressé, notez-le :
2
Ce contenu vous a intéressé, notez-le :
6
Ce contenu vous a intéressé, notez-le :
18
Ce contenu vous a intéressé, notez-le :
8
Ce contenu vous a intéressé, notez-le :
4