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La culture des fraises, un exemple de la complexité du choix entre bio ou local.

L'essentiel

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Bio, bio local, local conventionnel ? Que choisir ?

Quelques clés pour parvenir à un approvisionnement éthique.

Bio ou conventionnel ?

Les arguments en faveur de l’agriculture biologique   séduisent toujours plus de consommateurs. Le taux de conversion des exploitations vers l’agriculture bio est en progression, la filière et les consommateurs s’organisent pour que le bio soit accessible à tous géographiquement et économiquement. Même en ville, il devient beaucoup plus facile de consommer bio et équitable sans se ruiner. En Île-de-France, 62 % des agriculteurs biologiques pratiquent la vente directe, en sus des collectifs d’acheteurs et magasins de producteurs.

Il reste que l’agriculture conventionnelle concerne encore plus de 90 % des exploitations et quelle demeurera pour longtemps encore prioritaire. Or, il y a urgence ! Biodiversité, pollution et épuisement des sols, climat, santé des agriculteurs… les signaux sont au rouge, dans tous les domaines. À quand une adhésion massive à un mode de culture respectueux de la santé humaine et de la planète (ce qui est la même chose !) ?

Donc on dit OUI à l’approvisionnement bio.

Bio, conventionnel ou agriculture « raisonnée » ?

L’expression désigne les productions agricoles répondant à une certification des ministères de l’Agriculture et de l’Écologie. Promue par le Forum des agriculteurs responsables respectueux de l’environnement (FARRE), l’agriculture raisonnée a pour but de limiter la quantité d’intrants tout en optimisant la rentabilité. Un agriculteur peut accéder à 3 niveaux de certification : la plus haute lui garantit le label Haute Valeur Environnementale (HVE). Elle est qualifiée plus réaliste que l’agriculture biologique car reposant sur la responsabilité de l’agriculteur.

Émanant d’instances de l’agriculture intensive, de grands distributeurs, d’industriels, cette certification est largement contestée par les promoteurs du bio. Le référentiel contiendrait en effet fort peu de contraintes, beaucoup de rappels simples de la loi, et une poignée de conseils sur les bonnes pratiques… le cadre est bien loin d’être aussi exigeant que celui imposé par le label AB délivré par le Ministère de l’agriculture français.

Donc on raisonne : exit le conventionnel, si pas le choix du raisonné, du bio en premier choix.

l’agriculture raisonnée, bien loin des exigences de l’agriculture biologique

Quelle voie pour l’agriculture demain ? Intensive, raisonnée, biologique, vivrière ?

Bio importé ou conventionnel local ?

Vaut-il mieux remplir son panier de fraises françaises ou de fraises espagnoles bio ? Pour y répondre, il faudrait exposer ici « l’éco-système » de l’agriculture et du commerce, ce qui reviendrait à réaliser des calculs savants à chaque achat…

Prenons l’exemple des fraises :
Premier constat : cultivées sous serres en France, les fraises conventionnelles auront un impact plus négatif sur l’environnement que les fraises bio cultivées en pleine-terre en Espagne.
Un esprit tatillon rétorquerait justement : ce calcul est ok si l’on ne prend pas en compte le l’empreinte écologique des réseaux routiers, du stockage, de l’emballage !
Son contradicteur pourrait ajouter : Oui, mais l’agriculture conventionnelle a un coût carbone et un impact sur la planète et la santé humaine délétère, ce qui n’a pas de prix…

Il est donc très difficile voire impossible de trancher la question ! L’attitude la plus pragmatique étant d’associer une éthique personnelle à une attitude active. 

  • Privilégier le bio local
  • S’adapter strictement aux saisons
  • Prospecter pour connaître les réseaux de producteurs, les coopératives, les AMAP, les fermes de cueillettes, etc.
  • Multiplier les sources d’approvisionnements : maraîcher, épiceries bio, supermarché, marchés, foires, producteurs.

Certes, cela prend du temps mais au final on consomme mieux et moins pour un budget similaire comme en témoignent les témoignages de ceux qui ont franchi le pas…
Si le siècle précédent incitait à la passivité du consommateur, le 21e sera peut-être celui de la responsabilité !

Donc on redit OUI au bio. Et autant que possible au bio local.

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