ARTICLE

L'essentiel

Partager

FacebookTwitterLinkedInPinterestEmail

Diabète & Ménopause

Les modifications physiologiques et hormonales qui surviennent à la ménopause peuvent favoriser ou accentuer un diabète.

Hausse de la glycémie et ménopause

Si chacun sait que la ménopause est souvent synonyme de risques de prise de poids, de bouffées de chaleur, de sécheresse vaginale, de troubles cardio-vasculaires et de modification de la répartition des graisses sur le corps (qui se stockent davantage sur l’abdomen), il est moins su, en revanche, que cette nouvelle étape de la vie d’une femme peut également entraîner une insulinorésistance et une augmentation de la glycémie (le taux de sucre dans le sang).

La diminution de la sécrétion de la progestérone et des œstrogènes peut en effet entraîner des variations à la hausse de la glycémie, les hormones féminines jouant un rôle dans la réaction des cellules à l’insuline. Le diabète (qui affecte 15% des femmes de 55 ans et plus) peut alors faire cause commune avec la ménopause au détriment de la santé féminine. 

Importance de l’hygiène de vie sur le diabète à la ménopause

Par ailleurs, une étude publiée en décembre 2017 dans Menopause, la revue de la North American Menopause Society (NAMS), tend à montrer que les bouffées de chaleur accompagnées de sueurs nocturnes peuvent accroître le risque de développer un diabète. Un tiers des 150 000 femmes ménopausées, dont les données médicales ont fait l’objet de l’enquête, ont ainsi connu des bouffées de chaleur, symptôme associé à une hausse du risque de diabète de 18 %.

La période de la ménopause doit donc être le moment privilégié pour faire un bilan médical approfondi, se mettre ou se remettre à pratiquer un exercice physique régulier, manger sainement, arrêter de fumer, limiter strictement la consommation d’alcool et veiller à dormir suffisamment. En cas de diabète déclaré, il est en outre essentiel de bien vérifier avec son médecin si le traitement prescrit (oral ou injectable) reste suffisant et adapté pour équilibrer la glycémie. 

Des affections croisées

Enfin, en vieillissant, il faut se montrer encore plus vigilant, car « l’âge, l’intrication des pathologies intercurrentes et des traitements ont un effet déterminant sur les complications du diabète, particulièrement celles qui concernent la vision, les reins, les pieds, le cœur, la nutrition et la cognition », expliquent les professeurs Bernard Bauduceau et Lyse Bordier, membres de la Société francophone du diabète (SFD), dans leur guide Le diabète : tout ce qu’il faut savoir (Solar).

Il faut donc, plus que jamais, à partir de 50 ans, veiller à conserver un bon équilibre glycémique.

Ce contenu vous a intéressé, notez-le :
4

Une QUESTION ? un commentaire ? N’hésitez pas

À consulter

Ce contenu vous a intéressé, notez-le :
4
Ce contenu vous a intéressé, notez-le :
1
Ce contenu vous a intéressé, notez-le :
3
Ce contenu vous a intéressé, notez-le :
Ce contenu vous a intéressé, notez-le :
3