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Peut-on éviter les perturbateurs endocriniens ?

Une législation balbutiante mais des initiatives intéressantes.

Définition des perturbateurs endocriniens

L’écotoxicologue américaine Théo Colborn a popularisé le terme de « perturbateur endocrinien » en 1991 mais ce n’est que 8 ans plus tard que l’OMS l’adopte officiellement et en donne une définition : "substances chimiques d’origine naturelle ou artificielle étrangères à l’organisme qui peuvent interférer avec le fonctionnement du système endocrinien et induire ainsi des effets délétères sur cet organisme ou sur ses descendants." L’Europe, quant à elle, ne donnera sa version que le 4 juillet 2017.

Loin d’être anecdotique, cet accord entre gouvernements européens devrait permettre de prendre des mesures pour limiter les expositions, réduire les doses admises voire interdire certains perturbateurs endocriniens. Et la tâche est immense, tant ils sont répandus dans notre société de consommation.

Des outils pour repérer les substances toxiques

Les années 1970 marquent le début des désillusions sur l’industrie chimique et ses vertus. Les produits dont l’effet perturbateur était avéré ont été retirés. Ce fut le cas pour les polychlorobiphényles (PCB), certains pesticides (DTT, lindane, atrazine, paraquat, etc.). Assez rapidement, les effets de ces mesures se sont fait sentir sur l’environnement et parfois sur la santé animale ou humaine.

En 2015, la France est le premier pays au monde à interdire l’utilisation dubisphénol A dans les contenants alimentaires, suivront quelques-uns des parabènes les plus dangereux… ironie des faits : il faudra ensuite interdire les conservateurs utilisés en substitution des parabènes mais tout aussi toxiques !

De nombreux autres perturbateurs endocriniens naturels ou chimiques sont encore utilisés dans les produits de la vie quotidienne de l’alimentation aux cosmétiques, des compléments alimentaires aux huiles essentielles de cuisine, dans les plastiques de fournitures scolaires, les couches des bébés… Après le bisphénol A, le S fera bientôt l’actualité.

Face à cette insidieuse abondance, la vie du consommateur soucieux de sa santé devient un casse-tête. Comment repérer dans les produits cosmétiques ou de soins du corps pour adultes et bébés, les dizaines de substances susceptibles d’être nocives ? Pour faciliter leur repérage, QueChoisir a développé une banque de données participative comptant aujourd’hui 104 772 produits et une application mobile gratuite QuelCosmetic.

L’Anses met également à disposition une liste des perturbateurs endocriniens et expertise 5 substances suspectes par an depuis 2014.

Enfin, le ministère de la Transition écologique et solidaire et le ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation diffusent la liste de l’ensemble des produits phytopharmaceutiques et biocides commercialisés en France contenant au moins une des substances identifiées par la Commission européenne comme perturbateur endocrinien.

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