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La nocivité des perturbateurs endocriniens n’est pas proportionnelle à la dose absorbée.

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Effet paradoxal des perturbateurs endocriniens

La mise en évidence d’effets à faible dose révolutionne la toxicologie.

Relation dose-effet en toxicologie

Paracelse, médecin et philosophe du XVIe siècle, est à l’origine du précepte phare de la toxicologie : « Rien n’est poison, tout est poison, seule la dose fait le poison ». Selon cette règle, on observe un modèle de « dose-effet » : une substance ne sera nocive (poison) qu’à partir d’un certain seuil, à forte dose, et anodine à faible dose. Ainsi, une relation existe entre dose absorbée et effet observé : plus grande est la dose, plus fort est l’effet.

La relation entre dose et effet se schématise généralement sous la forme d’une droite linéaire ou d’une courbe dite en S, croissante à mesure que la dose augmente. Cette courbe dose-réponse est dite monotone.

Cependant, les perturbateurs endocriniens remettent en question ce modèle de dose-réponse monotone reconnu depuis des siècles en toxicologie. En effet, le danger de ces substances n’est pas proportionnel à la dose absorbée, qui n’est donc pas suffisante pour en prédire l’effet.

L’effet paradoxal met en avant la dose-réponse non monotone des perturbateurs endocriniens

Les perturbateurs endocriniens révolutionnent la toxilcologie

Perturbateurs endocriniens : des effets à faible dose

Certains perturbateurs endocriniens ne répondent pas au principe de Paracelse et peuvent provoquer à faible dose des effets plus importants (voire même opposés, à ceux observés à dose moyenne. Ainsi, la relation de dose-réponse de ces substances suit une courbe non monotone en forme de U inversé : l’effet maximal n’est pas forcément observé avec des fortes doses.

Le Bisphénol A est un bon exemple de cet effet paradoxal : à forte dose, il retarde l’âge de déclenchement de la puberté et l’avance à faible dose.

Si l’on ajoute à cela l’effet fenêtre (les effets de certains perturbateurs endocriniens varient selon la période d’exposition : grossesse, puberté, vie adulte), on comprend que l’étude des risques liés aux perturbateurs endocriniens est bien plus difficile et complexe que pour la toxicologie classique.

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