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L’alimentation industrielle en cause dans l’augmentation des maladies chroniques

L'essentiel

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La nutrition préventive : enjeu de santé publique

Bien s’alimenter, c’est prouvé, c’est bon pour la santé ! Des études scientifiques aux recommandations nutritionnelles...

Au cours des trente dernières années, de très nombreux travaux scientifiques - sur modèles cellulaires, animaux ainsi que chez l'homme sain et malade - ont mis en évidence, avec des degrés de certitude différents, le rôle de facteurs nutritionnels (excès ou insuffisance) dans le déterminisme de nombreuses maladies : maladies cardio-vasculaires, obésité, ostéoporose, diabète, cancers...

L’évolution des comportements alimentaires

Les habitudes alimentaires ont plus évolué au cours des cinquante dernières années qu’au cours des siècles précédents. Et sur le plan nutritionnel, les études ont notamment mis en évidence :

  • une diminution de la part des glucides complexes et une augmentation de la part des sucres simples (saccharose) ;
  • une augmentation de la part des protéines d'origine animale et une diminution de la part des protéines d'origine végétale ;
  • une augmentation de la part des lipides, notamment invisibles et saturés ; 
  • une réduction des apports en de nombreux micronutriments, due à la réduction globale des apports énergétiques mais aussi à la modification structurelle de la ration. En effet, de plus en plus d’aliments fournissent des calories « vides » (aliments contenant des sucres simples, mais sans apport de micro-nutriments).

La relation entre nutrition et risques de pathologies

À l’échelle internationale, les rapports et publications scientifiques ont permis d’identifier les éléments alimentaires et nutritionnels constituant des facteurs de risque ou de protection vis-à-vis des maladies chroniques.

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) souligne également que le tabac, l’alcool et la sédentarité sont des facteurs majeurs liés à toutes les maladies chroniques.

À partir des observations scientifiques disponibles à ce jour, l’Anses a publié un rapport associant des groupes d’aliments avec le développement de certaines maladies.

Les groupes d’aliments dont la consommation excessive augmente le risque de maladies chroniques : les boissons sucrées (risque de prise de poids, de maladies cardio-vasculaires et de diabète de type 2), les viandes hors volaille et la charcuterie (risque de cancer colorectal).

Les groupes d’aliments dont la consommation réduit le risque de maladies chroniques : les fruits et légumes (pour les maladies cardio-vasculaires, le diabète de type 2, la prise de poids, et avec un niveau de preuve moins élevé pour le cancer colorectal) ; les produits céréaliers complets (pour le diabète de type 2, les maladies cardio-vasculaireset le cancer colorectal).

Les groupes d’aliments dont la consommation réduit le risque de certaines maladies et augmente le risque d’autres : les produits laitiers (la consommation de lait est associée à une réduction du risque de cancer colorectal avec un niveau de preuve probable, mais elle est associée à l’augmentation probable du risque de cancer de la prostate) ; le poisson (réduction du risque de maladies cardio-vasculaires ou de démence avec un niveau de preuve probable mais augmentation du risque de diabète de type 2 dans certaines populations ou encore du cancer de la prostate avec des preuves plus limitées), les boissons alcoolisées (augmentation du risque de cancer colorectal, du sein, mais une consommation modérée est associée à une réduction du risque de maladies cardio-vasculaires, de diabète de type 2 ou de déclin cognitif).

Enfin, depuis 2001, le Programme national nutrition santé (PPNS) diffuse à tous les publics des recommandations alimentaires.

Anne Peiny

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