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Le curcuma riche en curcuminoïdes est connu comme anti-inflammatoire

L'essentiel

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Le curcuma, la star anti-inflammatoire

Le safran des Indes est largement plébiscité pour ses vertus médicinales.

D'un produit exotique à un alicament

Il a tant fait parler de lui, qu’il a quitté les épiceries exotiques et bio pour les grandes surfaces. Il ne sera donc pas difficile de se procurer ce rhizome de couleur orangée et à la pulpe épaisse.

Il existe plusieurs dizaines d’espèces de curcuma. Le plus courant est le Curcuma longa L. cultivé dans les parties tropicales de l’Asie du Sud-Est et de l’Afrique. En revanche, seule l’Inde et l’Asie le produisent à des fins commerciales. Principal ingrédient du curry (25 %), il sert aussi de colorant pour les industries textile et pharmaceutique où il remplace le très coûteux safran (Crocus sativus L.). On le trouve sous forme de teinture-mère, d’huile essentielle, de poudre de rhizome, d’extrait sec, d’extrait de plante standardisé (EPS) ou de jus de Curcuma frais.

Tout est dans la curcumine

Le curcuma tire sa belle couleur orangée des curcuminoïdes dont la curcumine. Ces substances actives lui donnent également ses propriétés médicinales.

Plus le taux de curcumine est élevé, meilleur est l’effet antioxydant de la plante. On estime qu’il faut 20 à 100 milligrammes de poudre de curcuma pour obtenir 1 milligramme de curcumine. Or, en fonction de l’espèce, de l’origine, du mode de culture, des traitements, du stockage et du transport le taux de curcumine varie ! Pour que la prise soit efficace, elle doit s’élever au minimum à 200 milligrammes par jour de curcuminoïdes. Hélas, il est impossible en consommant le rhizome frais de connaitre ses taux et les fabricants de compléments alimentaires fournissent rarement le dosage de curcumine préférant celui global des curcuminoïdes.

Un miracle anticancer ?

De la même famille botanique que le gingembre, le curcuma est monté sur le podium des épices « miracles ». Des études in vitro ont en effet laissé supposer que les curcuminoïdes (dont la curcumine) étaient capables d’arrêter la prolifération des cellules cancéreuses. Le curcuma, prochain médicament anticancer ? Pas sûr...

Les études ultérieures n’ont pas confirmé ces allégations. Imaginons que l’épice agisse sur cette maladie, il resterait à résoudre un problème de taille : en effet, l’intestin n’absorbe qu’une toute petite quantité de ces curcuminoïdes, insuffisante pour obtenir un effet thérapeutique… sauf à en consommer des quantités… délétères !

L’agence européenne pour la Sécurité alimentaire (European Food Safety Authority) n’a pas encore statué sur l’action de ses actifs sur l’inflammation  et ses manifestations, l’action sur le système digestif et le système nerveux ou sa supposée action immunostimulante. Elle autorise en revanche les fabricants de compléments alimentaires à diffuser cette allégation basée sur des preuves scientifiques : « Le curcuma aide à renforcer le système locomoteur dont les articulations. » ou « contribue à la fonction normale du système digestif ».

Le curcuma est à consommer régulièrement pour ses propriétés cholérétiques et cholagogues. Il agit sur les troubles hépatiques et biliaires et possède une réelle action anti-inflammatoire. L’adjonction de poivre a la réputation d’améliorer l’absorption de ces principes actifs.

Précautions de consommation

Chez les personnes qui souffrent d’obstruction des voies biliaires, de maladies du foie. Interaction avec certains médicaments dont les anticoagulants. La France surveille les concentrations en cinéole du Curcuma longa L. Si autre usage qu’alimentaire en parler à son médecin.

Les femmes enceintes doivent le réserver aux usages alimentaires.

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