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Pour Jean Seignalet, seules les espèces anciennes de blés sont tolérées par l’organisme

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Le régime Seignalet

Promoteur de l’alimentation comme 3e médecine, Jean Seignalet a marqué l’histoire de la nutrition.

La recherche de Jean Seignalet pour la muqueuse intestinale

Jean Seignalet (1936-2003) gastro-entérologue et chercheur, maître de conférences à la faculté de médecine de Montpellier consacre une partie de sa carrière à l’immunologie en tant que directeur du laboratoire d’histocompatibilité de Montpellier et correspondant de France-Transplant.
Souffrant de dépression, il modifie radicalement son alimentation et obtient sa guérison. Dès lors, il s’intéresse aux liens entre alimentation et santé. Armé d’une abondante bibliographie internationale, il fonde sa propre théorie : « La physiologie humaine n’est pas adaptée aux aliments modernes ou génétiquement modifiés produits par l’agriculture ».

Un corps non adapté aux nouveaux aliments

Ces aliments agressent la barrière intestinale qui devient alors perméable et permet le passage des pathogènes et molécules diverses dans l’organisme par le système sanguin. Ceci expliquerait selon lui, les nombreuses maladies auto-immunes, et celles dites d’élimination ou d’encrassage suivant leur nature.

Pour restaurer l’étanchéité de la muqueuse, Jean Seignalet met au point un régime alimentaire « hypo-toxique » ou « ancestral ». Y sont exclues toutes denrées ayant subi d’importantes modifications génétiques telles que le blé, le seigle, l’avoine ou le maïs mais aussi tous les laitages. Avec pour complément une abondance d’aliments crus et une cuisson douce.
Le fruit de ses recherches donne naissance à ce qu’il appelle la 3e médecine, la 1re étant pour lui la médecine allopathique, et la 2e l’homéopathie, toutes deux ayant déjà une longue histoire.

Le régime ancestral de Seignalet peut ainsi être adopté par toutes les personnes souffrant de pathologies chroniques dégénératives ou inflammatoires, afin d’améliorer leur état de santé général.

Jean Seignalet a exposé ses hypothèses et conclusions issues du suivi de ses malades dans son célèbre ouvrage L'Alimentation ou la troisième médecine (éd. François-Xavier de Guibert) dont cinq éditions améliorées ont vu le jour.

Les grands principes du régime Seignalet

Les aliments autorisés

  • Priorité aux huiles de 1re pression à froid issues de l’agriculture biologique : privilégier les huiles de colza, noix, noisette, et manger régulièrement des petits poissons gras (sardines, anchois, maquereaux…) pour leur apport en acides gras oméga 3 (EPA et DHA).
  • Viandes crues ou très peu cuites (bleues)
  • Charcuteries crues (jambon cru, saucisson, saucisse, salami, chorizo …)
  • Œufs très peu cuits (à la coque, omelette baveuse)
  • Poissons crus (carpaccio) ou à la rigueur, cuits à la vapeur douce
  • Crustacés, fruits de mer
  • Légumes verts ou secs cuits à la vapeur ou à l’étouffée, crudités
  • Fruits frais, fruits secs et oléagineux crus, miel
  • Soja (lait, yaourt), sel complet, sucre complet
  • Riz, sarrasin, petit-épeautre
  • Chocolat noir
  • Graines germées de céréales autorisées et de légumineuses
  • Aliments fumés (viandes, poissons) avec modération
  • Toutes les boissons non alcoolisées avec café et thé modérément
  • Toutes les boissons alcoolisées* (modérément) sauf la bière
  • Produits surgelés compatibles avec ce régime. « Le surgelé n’est pas dangereux » selon le Dr Seignalet.

Privilégier les aliments biologiques

Vérifier toujours attentivement la composition réelle des aliments. Par exemple on peut vous proposer des galettes de riz qui ne contiennent que 11 % de riz et 50 % de blé.

Les aliments interdits

  • Exclure les céréales « modernes » et leurs dérivées (corn flakes, farine) : blé, maïs, seigle, orge, avoine, kamut et épeautre et même le maïs. Toutes ces céréales, obtenues par modification génétique ou sélection, sont difficiles à digérer et notamment celles contenant du gluten qui peuvent provoquer des intolérances. 
  • Tous les laits animaux (vache, chèvre, brebis, jument) et leurs dérivés (beurre, fromage, crème, yaourt, crème glacée). Ils contiennent des protéines allergisantes  et beaucoup d’hormones de croissance ; beaucoup d’adultes ne produisent pas de lactase, enzyme indispensable à leur digestion.
  • Le sel blanc raffiné, les huiles raffinées
  • Le sucre blanc raffiné, les confitures, les margarines, les conserves, la bière (contient de l’orge)
  • Les aliments déconseillés, tous les aliments cuits et en particulier :
  • Charcuteries cuites (pâtés, andouillettes, jambon blanc, saucisse cuite …)
  • Viandes trop cuites, foie, rognons, œufs trop cuits, poissons très cuits, huiles cuites, oléagineux grillés ou cuits.
  • Exclure les huiles extraites à chaud ou cuites. Les procédés industriels de fabrication des huiles et des margarines — solvants, raffinage, décoloration, désodorisation — dénaturent les acides gras.
La cuisson à la vapeur douce ou à l’étouffée à privilégier dans le régime Seignalet.

Exclure les produits cuits à plus de 110° et préférer la vapeur douce qui conserve les nutriments.

Les modes de cuisson

  • Cuisson à l’étouffée ou à la vapeur douce.
  • Exclure les produits cuits à une température supérieure à 110 °C. La cuisson à haute température dénature les aliments et leurs nutriments dont les vitamines, antioxydants, acides gras essentiels ; des composés chimiques difficiles à assimiler, voire nocifs, peuvent apparaître aux plus hautes températures.

* L’abus d’alcool est dangereux pour la santé.

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