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Le vieillissement, un processus naturel

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Vieillissement : que dit la science ?

Les théories ne manquent pas pour expliquer pourquoi les êtres vivants vieillissent.

Le vieillissement peut être défini comme l’ensemble des mécanismes qui, au cours du temps, altèrent les fonctions de l’organisme et l’empêchent de maintenir son équilibre physiologique.  Processus naturel progressif, très complexe, il implique de nombreux facteurs biologiques et peut être amplifié par des facteurs externes (nutrition, pollutions, toxiques…). Grâce aux nouvelles avancées au niveau de la biologie moléculaire et au niveau technologique, grâce aussi à l’observation de peuples centenaires (Hunzas, habitants d’Okinawa…), à une augmentation accélérée de l’espérance de vie au cours du 20e siècle et ce début du 21e, ces 30 dernières années, les recherches ont été particulièrement intenses dans le domaine du vieillissement. Elles ont donné lieu à différentes théories qui se complètent. Toutefois aujourd’hui encore le vieillissement défie toute définition acceptée universellement, d’autant que nous ne sommes pas tous « vieux » au même âge et que l’on commence à distinguer âge chronologique et âge biologique et que l’on confond bien souvent maladies de civilisation (diabète, maladies cardiovasculaires…) avec maladies de vieillesse !

4 théories principales, les plus médiatisées

La théorie génétique ou quand les lésions du génome limitent la longévité

De nombreux facteurs menacent la stabilité du génome : externes (agents biologiques, chimiques…), et internes (erreurs de copie de l’ADN, radicaux libres…). Les études montrent que toute défaillance dans le mécanisme de réparation de l’ADN accélère le vieillissement : il y a donc des liens de causalité entre une accumulation de lésions de l’ADN et le vieillissement.

Le rétrécissement des télomères : une sénescence cellulaire programmée ?

La détérioration de l’ADN affecte le génome de façon presque aléatoire. Cependant, certaines zones chromosomiques sont particulièrement sensibles aux lésions associées au vieillissement à l’instar des télomères. Ces petites unités à l’extrémité des chromosomes se raccourcissent à chaque division cellulaire en raison de l’absence de l’enzyme qui leur permet de se « réparer », la télomérase. Celle-ci ne s’exprime en effet que dans les cellules souches embryonnaires (permettant leur division à plusieurs reprises), dans certaines cellules souches adultes, et dans les cellules tumorales. Ainsi au bout d’un certain nombre de divisions cellulaires, il y a un manque des extrémités des chromosomes, entraînant à terme une sénescence cellulaire.

Ce rétrécissement des télomères empêche la prolifération incessante des cellules. Ce mécanisme pourrait ainsi favoriser la survie pendant la jeunesse en réduisant le développement de cellules cancéreuses, mais il pourrait aussi à terme provoquer une sénescence excessive. Son rôle dans le vieillissement « visible » n’a pas été clairement établi.

La théorie des radicaux libres : quand le stress oxydatif fait des ravages

Les radicaux libres, composés très instables formés lors des réactions chimiques nécessaires à la vie, sont indispensables au fonctionnement de l’organisme, et peuvent même déclencher des réactions de survie. Mais leur excès agresse les cellules et leurs composants : ils endommagent alors protéines et enzymes (d’où le vieillissement de la peau et des tissus, un dysfonctionnement des organes), graisses (au niveau des membranes cellulaires, du système nerveux, du cholestérol qui s’oxyde…), et même l’ADN. Leur excès de production est lié aujourd’hui pour beaucoup à notre hygiène de vie et notre environnement : pollutions, toxiques environnementaux, polymédicamentation, UV, tabac, stress chronique…

Idée reçue : tous égaux devant le vieillissement ?

La théorie neuro-endocrine : quand les hormones font défaut !

La production des hormones est sous la direction de l’hypothalamus, une petite glande située dans le cerveau. Élevée pendant la jeunesse, elle diminue lors du vieillissement. Ainsi, la production d’hormone de croissance se réduit dès l’âge de 30 ans, avec pour conséquences, la diminution de la masse musculaire et l’augmentation de la masse graisseuse. Après 40/50 ans les hormones sexuelles (œstrogènes, progestérone et testostérone) chutent, conduisant à la ménopause et l’andropause, ainsi que l’hormone thyroïdienne et la mélatonine. Or ces hormones régulent de nombreux processus biologiques.

Des centaines de théories et une évidence

D’autres théories du vieillissement existent encore (on en répertorie plus de 400 !) ; nous vous avons présenté les plus « courantes » et accessibles. Chacune apporte sa part à la compréhension du processus du vieillissement. Mais à l’évidence : face à lui, nous ne sommes pas tous égaux.

Anne Gaillard

Idée reçue : Tous égaux devant la vieillesse

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