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L’hyperperméabilité intestinale : des pathologies douloureuses

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Les maladies de l’hyperperméabilité

Cause ou conséquence, l’hyperperméabilité est liée à de nombreuses maladies.

Hyperperméabilité avérée dans de nombreuses pathologies

À ce jour, une hyperperméabilité intestinale a été observée dans diverses pathologies : 

  • Le syndrome de l’intestin irritable (SII) : la perméabilité est augmentée au niveau du grêle et du côlon (avec altérations structurales des jonctions serrées, diminution de l’expression des protéines transmembranaires claudines-1 et de l’occludine dans le cas du SII avec diarrhées) et s’accompagne d’une dysbiose. L’ensemble engendre une inflammation intestinale, une perturbation de la fonction immunitaire et une hypersensibilité viscérale.
  • Les maladies inflammatoires chroniques de l'intestin (MICI) : la perméabilité  augmente avec la sévérité de la maladie ; elle peut atteindre l’intestin grêle comme le côlon. Elle est associée à une diminution de l’expression des protéines des jonctions serrées, incluant les occludines, les claudines et les jonctions d’adhérence.
  • Les gastroentérites infectieuses : les rotavirus, la bactérie E.coli, certaines salmonelles et des toxines de Clostridium difficile altèrent les jonctions serrées. Chez plus de 35 % des patients, l'augmentation de la perméabilité intestinale peut se maintenir pendant plus de 2 ans.
  • Lors d'allergies alimentaires : on note ainsi une perméabilité augmentée au niveau de la muqueuse sensibilisée par un allergène ; celle-ci conduit alors à la dégranulation des mastocytes (globule blanc particulier impliqué dans les réactions allergiques) qui à son tour augmente la perméabilité intestinale avec altération des jonctions serrées.
  • En savoir plus sur les liens entre immunité, allergie et l'écosystème intestinal.
  • Lors d'ischémie-reperfusion : lors de sport très intensif, l’irrigation sanguine au niveau de l’intestin diminue au profit de l’irrigation des muscles et est suivie, à l’arrêt de l’effort, d’une reperfusion des organes digestifs. Cet afflux de sang et d’oxygène, d’autant plus s’il est répété et accompagné d’une déshydratation, fragilise les cellules intestinales et augmente la perméabilité, avec pour conséquences des troubles digestifs fréquents chez le sportif.

Le docteur Jean Seignalet a été l’un des premiers à faire un lien entre alimentation, augmentation de la perméabilité intestinale et maladies auto-immunes : maladie cœliaque, diabète de type 1, sclérose en plaques, maladies inflammatoires articulaires/polyarthrite rhumatoïde, spondylarthrite ankylosante… 

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